La pièce retrace les derniers jours de l'archevêque Thomas Becket, confronté à quatre tentations successives avant son assassinat dans la cathédrale de Canterbury en 1170, sur ordre implicite du roi Henri II. Eliot y déploie une écriture en vers d'une intensité spirituelle rare, transformant cet épisode historique en une méditation profonde sur la nature véritable du martyre, distincte de tout orgueil personnel ou de toute recherche de gloire, l'archevêque devant précisément renoncer à faire de sa propre mort un acte de volonté pour qu'elle devienne un authentique sacrifice.
La pièce est accueillie comme l'une des œuvres théâtrales les plus abouties d'Eliot, son intensité spirituelle et sa maîtrise du vers dramatique contribuant significativement à sa réputation grandissante, treize ans avant sa consécration par le prix Nobel de littérature.
La pièce demeure l'œuvre théâtrale la plus célèbre d'Eliot, régulièrement reprise sur les scènes du monde entier, sa méditation sur le martyre et le sacrifice continuant d'être étudiée comme l'une des grandes réussites du théâtre religieux moderne de langue anglaise.