IDLIBRIS L'encyclopédie mondiale des écrivains
Accueil › Œuvres › Méditations poétiques
ŒUVRE N° 1168 — POÉSIE — FRANCE — 1820

Méditations poétiques

1820 · Recueil de poésie · Alphonse de Lamartine
Le meilleur point d'entrée : vingt-quatre poèmes qui font entrer la poésie française dans le romantisme.
Pourquoi les lire — Nés du deuil de Julie Charles, morte de tuberculose en 1817, ces vingt-quatre poèmes sincères et empreints de mélancolie sont unanimement reconnus par la critique comme l'acte de naissance du romantisme en poésie française.

Contexte d'écriture § 01

  • 1816-1820 Lamartine écrit ces poèmes depuis 1816, inspirés par sa rencontre à Aix-les-Bains avec Julie Charles, devenue Elvire dans le recueil, dont la mort prématurée en 1817 imprègne l'ensemble de mélancolie.
  • 1820 Le recueil paraît d'abord sans nom d'auteur, avant de connaître un immense succès de librairie et de nombreuses rééditions dès sa sortie, alors que Lamartine n'a pas encore trente ans.

Structure § 02

Le recueil rassemble dans son édition initiale vingt-quatre poèmes lyriques et introspectifs, où Lamartine explore les thèmes de l'amour perdu, de la nature, de la spiritualité et de la fuite du temps, dans une versification régulière et un lexique élevé qui restent ceux du siècle précédent. Sa filiation romantique s'affiche dès le deuxième poème, L'Homme, dédié à lord Byron, tandis que des textes comme Le Lac ou L'Isolement confèrent à l'ensemble une musicalité et une harmonie évocatrice inédites dans la poésie française.

Réception § 03

Le recueil marque tant ses contemporains que Sainte-Beuve écrira, des décennies plus tard, qu'on passait d'un jour à l'autre d'une poésie sèche et pauvre à une poésie large, intérieure et abondante, comme une véritable révélation ; adoré par Musset et Hugo, contesté par Baudelaire, détesté par Verlaine, le recueil ne cesse pas pour autant d'incarner la poésie romantique aux yeux de son siècle.

Pourquoi elles comptent encore § 04

Le recueil demeure la référence obligée pour comprendre la naissance du lyrisme romantique français, sa fusion de la confidence personnelle et de la méditation sur la nature et le divin ayant ouvert une voie que toute la poésie du XIXe siècle empruntera à sa suite.