Le recueil rassemble dans son édition initiale vingt-quatre poèmes lyriques et introspectifs, où Lamartine explore les thèmes de l'amour perdu, de la nature, de la spiritualité et de la fuite du temps, dans une versification régulière et un lexique élevé qui restent ceux du siècle précédent. Sa filiation romantique s'affiche dès le deuxième poème, L'Homme, dédié à lord Byron, tandis que des textes comme Le Lac ou L'Isolement confèrent à l'ensemble une musicalité et une harmonie évocatrice inédites dans la poésie française.
Le recueil marque tant ses contemporains que Sainte-Beuve écrira, des décennies plus tard, qu'on passait d'un jour à l'autre d'une poésie sèche et pauvre à une poésie large, intérieure et abondante, comme une véritable révélation ; adoré par Musset et Hugo, contesté par Baudelaire, détesté par Verlaine, le recueil ne cesse pas pour autant d'incarner la poésie romantique aux yeux de son siècle.
Le recueil demeure la référence obligée pour comprendre la naissance du lyrisme romantique français, sa fusion de la confidence personnelle et de la méditation sur la nature et le divin ayant ouvert une voie que toute la poésie du XIXe siècle empruntera à sa suite.