IDLIBRIS L'encyclopédie mondiale des écrivains
Accueil › Œuvres › Lorenzaccio
ŒUVRE N° 1173 — THÉÂTRE — FRANCE — 1834

Lorenzaccio

1834 · Drame historique · Alfred de Musset
Le meilleur point d'entrée : le chef-d'œuvre du drame romantique, né de son voyage vénitien.
Pourquoi le lire — Écrit au retour de son voyage tourmenté à Venise avec George Sand, ce drame retrace le meurtre du tyran Alexandre de Médicis par son propre cousin Lorenzo, dans une méditation complexe sur la corruption du pouvoir et l'impossibilité de l'action pure, considérée comme le chef-d'œuvre du théâtre romantique.

Contexte d'écriture § 01

  • 1834 Musset écrit cette pièce à son retour de Venise, où son voyage avec George Sand a tourné au cauchemar, le thème même du drame lui étant directement inspiré par sa compagne.
  • Un théâtre pour la lecture Publiée dans la deuxième livraison de son « Spectacle dans un fauteuil » aux côtés des Caprices de Marianne et de On ne badine pas avec l'amour, la pièce est conçue selon les principes du « théâtre dans un fauteuil » que Musset a théorisés après l'échec de sa première comédie, et n'est portée à la scène que très tardivement.

Structure § 02

Le drame retrace, sur le fond de la Florence corrompue du XVIe siècle, l'assassinat du duc Alexandre de Médicis par son cousin Lorenzo, dit Lorenzaccio, qui s'est peu à peu abîmé dans la débauche et l'infamie pour gagner la confiance du tyran et pouvoir le tuer. Mais ce meurtre, loin de libérer Florence de la tyrannie, se révèle vain, la pièce déployant une réflexion pessimiste sur l'impossibilité de l'action politique pure et sur la solitude tragique de celui qui sacrifie son âme à un idéal.

Réception § 03

Conçue pour la seule lecture, la pièce n'est créée sur scène qu'en 1896, près de quarante ans après la mort de Musset, avant de s'imposer durablement comme l'une des œuvres majeures du répertoire théâtral français et le sommet incontesté du drame romantique.

Pourquoi il compte encore § 04

Le drame demeure une référence essentielle pour penser les rapports entre idéal et action, sa figure de Lorenzaccio, héros corrompu par son propre projet de libération, continuant d'inspirer une réflexion politique et morale bien au-delà du contexte historique florentin qui lui sert de cadre.