Le roman retrace la tentative de proches d'un écrivain né à Auschwitz même et mort par suicide, de retrouver et de comprendre le manuscrit qu'il a laissé derrière lui, interrogeant ainsi la transmission de la mémoire de la Shoah à travers les générations et les régimes politiques successifs de la Hongrie du XXe siècle. Kertész y déploie une écriture d'une réflexivité constante sur les enjeux de la représentation littéraire, prolongeant après sa trilogie initiale sa méditation sur les possibilités et les limites du témoignage face à l'événement le plus décisif de sa propre vie.
Le roman est accueilli avec l'attention accrue que lui vaut désormais sa consécration récente par le prix Nobel de littérature, confirmant la position de Kertész comme figure majeure de la littérature européenne consacrée à la mémoire de la Shoah.
Le roman demeure l'une des œuvres importantes de la maturité tardive de Kertész, sa réflexion sur la transmission de la mémoire à travers les régimes politiques continuant d'être étudiée comme l'une des grandes réussites de sa production post-Nobel.