Le roman suit Griffin, scientifique qui parvient à se rendre invisible grâce à une expérience menée sur lui-même, avant de découvrir que ce pouvoir, loin de le libérer, l'isole progressivement de l'humanité et le pousse vers une transformation personnelle sombre et destructrice, jusqu'à la violence et la folie. Wells y explore avec une acuité psychologique remarquable les effets corrosifs du pouvoir absolu sur la moralité d'un individu coupé du regard et du jugement d'autrui, une réflexion qui dépasse largement le seul prétexte scientifique du récit pour toucher à des questions universelles sur la nature humaine.
Le roman s'impose rapidement comme l'un des classiques de la science-fiction naissante, sa figure de l'homme invisible devenant l'une des icônes les plus reconnaissables du genre, reprise et adaptée à d'innombrables reprises au cinéma tout au long du XXe siècle.
Le roman demeure une référence incontournable de la science-fiction, sa réflexion sur les dérives du pouvoir scientifique sans contrôle moral continuant de résonner avec les débats contemporains sur l'éthique de la recherche, plus d'un siècle après sa parution.