Au chevet de Marie, vieille femme agonisante dans une maison de province, les membres de sa famille se rassemblent, chacun ravivant à sa manière des souvenirs entremêlés qui reconstituent peu à peu toute une saga familiale traversée par le poids du temps et l'inéluctable usure du déclin. Le roman développe déjà, avant même La Route des Flandres, la technique narrative fragmentée et la conscience aiguë du temps qui caractériseront l'ensemble de l'œuvre mature de Simon, explicitement saluée par le jury du prix Nobel lors de sa consécration.
Le roman est accueilli favorablement par la critique, confirmant l'appartenance de Simon au mouvement du Nouveau Roman en pleine effervescence, deux ans avant que La Route des Flandres ne le révèle véritablement au grand public.
Le roman demeure une œuvre importante de la première maturité de Simon, explicitement cité par le comité Nobel parmi les œuvres illustrant sa conscience aiguë du temps, offrant un accès précieux à la genèse de son style caractéristique avant le grand tournant de La Route des Flandres.