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ŒUVRE N° 1020 — ROMAN — ALGÉRIE — 1991

Les Vigiles

1991 · Conte philosophique · Tahar Djaout
Son conte philosophique, prix Méditerranée.
Pourquoi le lire — Le meilleur point d'entrée dans Djaout : un jeune professeur algérois, inventeur d'un métier à tisser révolutionnaire, se heurte à toutes les tracasseries administratives pour faire breveter son invention, jusqu'à ce qu'il soit primé à l'étranger et que les autorités fassent retomber la responsabilité des difficultés sur un bouc émissaire.

Contexte d'écriture § 01

  • 1991 Djaout publie ce roman quatre ans après L'Invention du désert, l'ouvrage lui valant le prix Méditerranée la même année.
  • Une satire de la bureaucratie algérienne Le roman s'inspire des dysfonctionnements réels de l'administration algérienne de l'époque, Djaout transformant son expérience d'observateur critique de la société en une fable philosophique universelle.

Structure § 02

Le roman suit un jeune professeur algérois, inventeur d'un métier à tisser révolutionnaire, se heurtant à toutes les tracasseries administratives pour faire breveter son invention, jusqu'à ce qu'il soit primé à l'étranger et que les autorités fassent retomber la responsabilité des difficultés sur un bouc émissaire peu à peu conduit à sa perte. Djaout y déploie un conte philosophique d'une ironie mordante sur l'absurdité bureaucratique et le mécanisme social de la désignation du bouc émissaire, critique à peine voilée des dérives autoritaires de la société algérienne de son temps.

Réception § 03

Le roman remporte le prix Méditerranée, consolidant la réputation de Djaout au-delà des frontières algériennes, deux ans avant que son assassinat ne fasse de son œuvre entière un symbole de la résistance intellectuelle face au fanatisme.

Pourquoi il compte encore § 04

Le roman demeure l'œuvre la plus universellement saluée de Djaout, sa satire de l'absurdité bureaucratique et du mécanisme du bouc émissaire continuant d'être étudiée comme l'une des grandes réussites du conte philosophique algérien contemporain.