Le recueil rassemble des odes de forme et d'inspiration variées, empruntant à Horace la solennité de la forme et à Anacréon une légèreté plus intime, célébrant tour à tour la nature, l'amitié, le vin et la fuite inexorable du temps. Ronsard y expérimente diverses structures strophiques héritées de la poésie antique, dans une entreprise délibérée de doter la langue française d'un équivalent moderne aux grandes formes lyriques de l'Antiquité gréco-latine.
Le recueil s'inscrit dans le mouvement de renouvellement de la poésie française porté par la Pléiade, contribuant dès les débuts de la carrière de Ronsard à asseoir sa réputation de poète savant capable de rivaliser avec les modèles antiques qu'il révère.
Le recueil demeure une référence pour comprendre le programme poétique de la Pléiade dans ses débuts, sa tentative de doter le français d'un équivalent aux grandes formes lyriques antiques continuant d'éclairer l'ensemble du projet de renouvellement porté par Ronsard et ses compagnons.