IDLIBRIS L'encyclopédie mondiale des écrivains
Accueil › Œuvres › Les Maia
ŒUVRE N° 1761 — ROMAN — PORTUGAL — 1888

Les Maia

1888 · Roman · Eça de Queirós
La chronique de trois générations d'une famille bourgeoise de Lisbonne.
Pourquoi le lire — Sous-titré « Épisodes de la vie romantique », ce vaste roman suit trois générations de la famille Maia, de la Restauration libérale aux années 1880, avant de se resserrer sur Carlos, jeune médecin brillant, et sa passion pour Maria Eduarda. Eça de Queirós y mêle la fresque sociale, le drame familial et la satire de Lisbonne : théâtre, presse, politique, salons, courses de chevaux. C'est le livre où l'écrivain donne toute sa mesure.

Contexte d'écriture § 01

  • 1880-1888 Eça de Queirós travaille au roman pendant ses années de consul à Bristol.
  • 1888 Les Maia paraissent à Porto, chez Chardron, en deux volumes ; Eça vient alors de prendre son poste de consul à Paris.
  • 2014 Le cinéaste João Botelho en tire une adaptation, après une série télévisée portugaise.

Structure § 02

Le roman est un récit en dix-huit chapitres. Il s'ouvre sur l'installation de la famille dans la maison du Ramalhete, à Lisbonne, puis remonte la généalogie des Maia, du patriarche Afonso à son fils Pedro et à son petit-fils Carlos. Carlos, médecin et dilettante, mène une vie mondaine avec son ami João da Ega, écrivain et esprit sarcastique, jusqu'à sa rencontre avec Maria Eduarda. Eça mêle l'intrigue sentimentale à de longues scènes collectives : dîner, course de chevaux, soirée au théâtre, polémique de presse. L'ensemble forme une chronique de la décadence portugaise.

Réception § 03

À sa parution, le roman reçoit un accueil initial mitigé. Il s'impose pourtant, au fil des décennies, comme le grand roman portugais du XIXe siècle, et il est aujourd'hui souvent étudié dans les écoles portugaises. Il a été adapté pour la télévision et pour le cinéma, avec le film de João Botelho en 2014.

Pourquoi il compte encore § 04

Les Maia demeurent le portrait le plus complet de la société lisboète de la fin du XIXe siècle : ses salons, ses modes, son goût de l'imitation étrangère, sa propension à se dénigrer. Ils parlent aussi d'éducation, de destin et de désillusion, avec une ironie qui rend le livre toujours vivant. Il se lit comme un roman d'amour, une chronique et un miroir tendu à un pays, et c'est pourquoi les Portugais le citent souvent comme leur roman national.