IDLIBRIS L'encyclopédie mondiale des écrivains
Accueil › Œuvres › Les Grandes Espérances
ŒUVRE N° 0028 — ROMAN — ANGLETERRE — 1860-1861

Les Grandes Espérances

1860-1861 · Roman · Charles Dickens
Un jeune orphelin modeste hérite d'une fortune mystérieuse — souvent considéré comme le roman le mieux construit de Dickens.
Pourquoi le lire — Là où David Copperfield est le plus personnel, Les Grandes Espérances est souvent tenu pour le plus maîtrisé sur le plan de la construction : un jeune homme de condition modeste voit sa vie bouleversée par une fortune dont il ignore l'origine, et découvre que l'ascension sociale ne va jamais sans son lot de désillusions.

Contexte d'écriture § 01

  • La période Dickens écrit ce roman dans la dernière partie de sa carrière, après Un conte de deux villes, alors qu'il est au sommet de sa maîtrise narrative.
  • Publication Paru en feuilleton entre 1860 et 1861.

Structure § 02

Pip, jeune orphelin élevé par sa sœur dans les marais du Kent, apprend qu'un bienfaiteur anonyme lui a légué une fortune destinée à faire de lui un gentleman. Le roman suit sa métamorphose sociale et morale, entre l'amour contrarié pour la froide Estella, l'ombre du bagnard Magwitch et la découverte progressive que l'ascension sociale, loin de résoudre ses tourments intérieurs, les révèle souvent davantage.

Réception § 03

Salué dès sa parution et depuis constamment réédité, le roman est aujourd'hui considéré par une large part de la critique comme l'œuvre la plus accomplie de Dickens sur le plan formel — une intrigue resserrée et une économie narrative rares chez un auteur habitué aux grandes fresques tentaculaires.

Pourquoi il compte encore § 04

Le roman interroge, avec une lucidité rare pour l'époque, le mythe de l'ascension sociale par la fortune — un thème qui n'a rien perdu de son actualité. C'est aussi le texte où Dickens resserre le plus son art du romancier-feuilletoniste en une construction quasi parfaite, souvent proposée comme meilleure porte d'entrée à qui veut découvrir sa maîtrise technique après avoir lu ses œuvres plus personnelles.