La pièce met en scène un vieux couple, seul dans une maison isolée entourée d'eau, qui accueille pour un dernier grand soir de sa vie une foule d'invités que le spectateur ne voit jamais mais que les comédiens font exister par leurs gestes et leurs paroles, en multipliant sur scène les chaises vides destinées à ces présences fantomatiques. Un orateur, censé délivrer le message ultime du vieil homme à l'humanité, est finalement muet ou incompréhensible, laissant la pièce s'achever sur un vide encore plus vertigineux que celui qu'elle avait mis en scène, métaphore désespérée de l'impossibilité de transmettre un sens à l'existence.
La pièce confirme la réputation naissante d'Ionesco comme figure majeure du absurde" style="color:var(--brass); text-decoration:underline; text-decoration-style:dotted;">théâtre de l'absurde, son dispositif scénique original des chaises vides accueillant des invités invisibles étant salué comme l'une des inventions les plus fortes de son théâtre.
La pièce demeure une référence du absurde" style="color:var(--brass); text-decoration:underline; text-decoration-style:dotted;">théâtre de l'absurde sur les thèmes de la vieillesse, du vide existentiel et de l'échec de la transmission, son dispositif visuel des chaises vides continuant d'inspirer les mises en scène contemporaines qui explorent l'absence et le silence.