Le recueil réunit douze nouvelles : « Un scandale en Bohême », « La Ligue des rouquins », « Une affaire d'identité », « Le Mystère du Val Boscombe », « Les Cinq Pépins d'orange », « L'Homme à la lèvre tordue », « L'Escarboucle bleue », « La Bande tachetée », « Le Pouce de l'ingénieur », « Le Célibataire de haut rang », « Le Diadème de bérylles » et « Les Hêtres cuivrés ». Presque tous les récits sont racontés par Watson : un client expose son cas à Baker Street, Holmes observe, interroge, puis démonte l'énigme. La variété des intrigues — héritages, chantages, vols, disparitions — masque une construction très régulière, qui fait la force du recueil.
Les nouvelles publiées dans le Strand rencontrent un très grand succès auprès du public, et le magazine y gagne de nombreux lecteurs. Les illustrations de Sidney Paget contribuent largement à fixer l'image de Holmes. Lorsque Doyle fait mourir son héros en 1893, la protestation est telle qu'il finit par le ramener en 1903. Le recueil a été traduit en de nombreuses langues et adapté à la scène, à la radio, au cinéma et à la télévision, des films de Basil Rathbone à la série Sherlock de la BBC.
Les Aventures de Sherlock Holmes montrent comment une forme brève et bien tenue peut créer un mythe. On y retrouve, déjà complets, le logement de Baker Street, la méthode de déduction, le ton de Watson et un Londres fait de brouillard et de fiacres. Elles ont installé le principe du détective récurrent et du récit à énigme dont la télévision policière vit encore. Plus qu'un document d'époque, c'est une lecture toujours efficace, qu'on peut aborder dans n'importe quel ordre.