Le roman relate un épisode de la chouannerie parmi les paysans normands soulevés contre la première République, mêlant à cette trame historique et politique une intrigue de passion amoureuse et de tourment religieux typique de la manière de Barbey d'Aurevilly. Cette fusion entre histoire régionale, ferveur catholique et intensité des passions individuelles annonce déjà, sur un mode plus feutré, l'exploration plus radicale des obscurs replis de l'âme humaine que l'auteur mènera plus tard dans Les Diaboliques.
Le roman contribue à installer la réputation de Barbey d'Aurevilly comme romancier capable de mêler avec force histoire régionale, ferveur religieuse et passion amoureuse, une combinaison qui deviendra la marque de fabrique de son œuvre narrative dans les décennies suivantes.
Le roman demeure un témoignage précieux sur la mémoire de la chouannerie normande et sur les débuts de la manière narrative de Barbey d'Aurevilly, offrant un jalon important pour comprendre l'évolution de son œuvre vers l'intensité dramatique des Diaboliques.