Le récit suit une jeune gouvernante, chargée de deux enfants dans un manoir isolé, qui commence à voir apparaître les spectres d'anciens domestiques, l'histoire se concluant par la mort de l'un des enfants sans que le lecteur ne puisse jamais déterminer avec certitude si la cause en est le fantôme ou la folie de la narratrice elle-même. James y déploie une ambiguïté morale et psychologique complexe, ses œuvres tardives étant comparées pour leur ambiguïté unique à la peinture impressionniste, la vérité des événements demeurant à jamais insaisissable derrière la subjectivité du récit.
La novella acquiert la réputation d'être l'une des œuvres de fiction les plus analysées de la littérature anglaise, son ambiguïté fondamentale suscitant des générations d'interprétations critiques contradictoires depuis sa publication.
La novella demeure l'œuvre la plus étudiée de James, son ambiguïté entre surnaturel et projection psychologique continuant d'être enseignée comme l'une des grandes réussites de la nouvelle de fantômes de la littérature anglaise.