Jake Barnes, journaliste américain rendu impuissant par une blessure de guerre, et un groupe d'amis expatriés dérivent entre les cafés de Paris et les fêtes de San Fermín à Pampelune, incapables de trouver un sens véritable à leur existence d'après-guerre. Le roman capture avec une précision remarquable le désenchantement et la quête existentielle d'une génération traumatisée par la guerre, incapable de retrouver ses repères d'avant-guerre.
Le roman s'impose immédiatement comme le texte fondateur de la Génération perdue, installant définitivement la réputation littéraire d'Hemingway et fixant pour la postérité l'image de ces expatriés américains désabusés de l'entre-deux-guerres.
Le roman reste l'une des œuvres les plus emblématiques de l'entre-deux-guerres américain, son style dépouillé et ses dialogues secs annonçant déjà toute la révolution stylistique qu'Hemingway apportera au roman du XXe siècle.