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ŒUVRE N° 1242 — POÉSIE SPIRITUELLE — FRANCE — 1531

Le Miroir de l'âme pécheresse

1531 · Poème spirituel · Marguerite de Navarre
Son poème spirituel, condamné par la Sorbonne pour ses accents évangéliques.
Pourquoi le lire — Poème spirituel où Marguerite de Navarre médite sur le péché, la grâce et le salut dans une tonalité proche des idées de la Réforme, ce texte est condamné par la faculté de théologie de la Sorbonne peu après sa publication, avant d'être défendu par son propre frère, le roi François Ier.

Contexte d'écriture § 01

  • 1531 Marguerite de Navarre publie ce poème alors qu'elle est déjà connue pour sa proximité avec les idées évangéliques et son soutien aux réformateurs, qu'elle tente de concilier avec la foi catholique dans laquelle elle demeure.
  • Une condamnation retentissante Le poème est condamné par la faculté de théologie de la Sorbonne pour ses accents jugés trop proches des idées de la Réforme, une condamnation qui suscite un incident diplomatique et n'est levée qu'après l'intervention du roi François Ier lui-même.

Structure § 02

Le poème prend la forme d'une méditation spirituelle à la première personne, où l'âme pécheresse, dans un mouvement d'introspection et de repentir, s'examine face au péché avant de se tourner vers la grâce divine comme seule voie de salut. Marguerite de Navarre y déploie une sensibilité religieuse marquée par les idées évangéliques de son temps, insistant sur la foi et la grâce plutôt que sur les œuvres, une orientation théologique qui explique la condamnation dont le texte fait l'objet de la part des autorités universitaires parisiennes.

Réception § 03

Le poème suscite une controverse retentissante à sa parution, sa condamnation par la Sorbonne et sa défense par le roi François Ier illustrant les tensions religieuses qui traversent la France de cette période charnière entre catholicisme traditionnel et idées nouvelles de la Réforme.

Pourquoi il compte encore § 04

Le poème demeure un témoignage précieux sur les tensions religieuses de la Renaissance française, sa condamnation par la Sorbonne continuant d'illustrer la position singulière de Marguerite de Navarre, à la croisée de la fidélité catholique et de la sympathie pour les idées évangéliques de son temps.