Dans un futur lointain, les êtres humains sont conçus en laboratoire, conditionnés dès avant la naissance selon des castes prédéterminées, et maintenus dans un bonheur artificiel entretenu par le soma, une drogue qui abolit toute souffrance et toute pensée critique. Un « sauvage », élevé en dehors de ce système sur une réserve où subsistent encore les mœurs traditionnelles, découvre avec horreur les mécanismes de ce bonheur imposé, offrant un contrepoint dévastateur à la promesse de stabilité sociale absolue que prône ce nouveau monde.
Le roman marque profondément l'histoire de la littérature dystopique, imaginant un futur fictionnel où le libre arbitre et l'individualité ont été sacrifiés au nom de la stabilité sociale, une œuvre reconnue depuis comme l'un des textes fondateurs du genre.
Le roman continue d'être opposé à 1984 d'Orwell comme les deux grandes visions rivales de la dystopie moderne — la terreur ouverte contre le plaisir abrutissant —, un débat qui n'a rien perdu de sa pertinence à l'ère du divertissement numérique généralisé.