Le roman suit un jeune homme engagé dans une fuite perpétuelle à travers le monde, poursuivi par une organisation aux contours mystérieux, dans une intrigue qui sert avant tout de prétexte à une méditation formelle sur la vitesse, le mouvement incessant et l'aliénation propre à la civilisation moderne. Le Clézio y développe une écriture fragmentée et expérimentale, mêlant récit, poésie et réflexion critique, qui traduit son engagement écologique précoce contre les excès destructeurs d'une modernité technologique et urbaine dévorante.
Le roman est accueilli comme l'une des œuvres les plus radicalement expérimentales de Le Clézio, confirmant son statut d'écrivain engagé sur les questions écologiques, aux côtés des autres romans de cette période intense d'expérimentation formelle.
Le roman demeure représentatif de la période la plus expérimentale de Le Clézio, sa méditation précoce sur l'aliénation moderne et l'urgence écologique continuant d'être étudiée comme une préfiguration de préoccupations aujourd'hui devenues centrales dans le débat public.