Le récit suit, à bord d'un paquebot de luxe, un mystérieux inconnu tenant tête au champion du monde d'échecs, mystère que le narrateur finit par percer, révélant les circonstances terribles, un isolement absolu imposé par les interrogatoires nazis aux frontières de la folie, dans lesquelles cet homme a développé cette science vertigineuse. Zweig y déploie les échecs comme pure métaphore de l'esprit humain, sans jamais entrer dans le détail technique du jeu, l'intensité du récit reposant tout entière sur l'effet dévastateur du jeu sur l'esprit du personnage.
Le récit s'impose immédiatement comme l'œuvre la plus immensément célèbre de Zweig, sa dénonciation de la barbarie nazie résonnant avec une force particulière au sortir de la Seconde Guerre mondiale, devenant l'une des novellas les plus traduites de la littérature de langue allemande.
Le récit demeure l'œuvre la plus universellement lue de Zweig, sa dénonciation de la destruction de l'esprit par la barbarie continuant d'être étudiée comme l'un des grands textes littéraires sur la résistance intérieure au totalitarisme.