Le roman retrace, à travers le regard de l'écrivain à succès Charlie Citrine, son amitié tourmentée avec Von Humboldt Fleisher, poète brillant mais autodestructeur dont le destin illustre le prix que la société américaine fait payer au génie créateur incapable de s'accommoder du matérialisme ambiant. Bellow y déploie une réflexion semi-autobiographique d'une ironie mordante sur l'art, la célébrité et la corruption progressive de l'intégrité créatrice par le succès commercial, mêlant humour et mélancolie dans un portrait poignant de l'amitié littéraire américaine.
Le roman vaut à Bellow le prix Pulitzer de fiction en 1976, l'année même de sa consécration par le prix Nobel de littérature, double reconnaissance qui couronne l'ensemble de sa carrière littéraire.
Le roman demeure l'une des œuvres les plus personnelles de Bellow, sa méditation sur le prix payé par le génie créateur dans la société américaine continuant d'être étudiée comme l'une des grandes réflexions littéraires sur l'art et la célébrité.