Le roman s'ouvre sur la mort d'un homme dissolu, alcoolique et destructeur pour son entourage, qui se voit contraint par la légende populaire d'endosser durant une année entière le rôle du cocher de la Mort, chargé de recueillir les âmes des défunts à travers le pays. Lagerlöf y déploie une réflexion morale d'une profondeur singulière sur la rédemption et les conséquences durables des choix de vie, mêlant avec un art consommé les éléments fantastiques de la légende populaire suédoise à une observation réaliste et sans complaisance des ravages sociaux causés par l'alcoolisme sur les familles ouvrières de son époque.
Le roman est accueilli comme l'une des œuvres les plus originales de Lagerlöf, son mélange singulier de fantastique populaire et de réflexion morale contribuant à sa réputation d'auteur capable de renouveler la prose suédoise par des voies aussi bien symbolistes que résolument modernes.
Le roman demeure l'une des œuvres les plus originales de Lagerlöf, sa réflexion sur la rédemption morale à travers le prisme du fantastique populaire suédois continuant d'être étudiée comme un exemple remarquable de sa capacité à mêler réalisme social et dimension légendaire.