IDLIBRIS L'encyclopédie mondiale des écrivains
Accueil › Œuvres › L'Amour aux temps du choléra
ŒUVRE N° 0007 — ROMAN — COLOMBIE — 1985

L'Amour aux temps du choléra

1985 · Roman · Gabriel García Márquez
Un amour qui attend plus de cinquante ans pour se vivre pleinement — inspiré des parents de l'auteur.
Pourquoi le lire — D'une facture plus classique que Cent ans de solitude, ce roman raconte un amour de jeunesse contrarié qui trouve enfin à se vivre lorsque les deux amants ont dépassé soixante-dix ans. Un bon choix pour qui veut découvrir García Márquez sans affronter d'emblée la densité généalogique de son chef-d'œuvre.

Contexte d'écriture § 01

  • La source L'amour adolescent entre les deux personnages principaux s'inspire directement de l'histoire des parents de García Márquez — à un détail près, précisera-t-il en interview : ses parents, eux, se sont mariés, et cessaient dès lors d'être « intéressants d'un point de vue littéraire ».
  • Publication Paru en 1985, trois ans après le prix Nobel qui a consacré l'auteur à l'échelle mondiale.

Structure § 02

Le roman s'appuie sur les histoires croisées de deux couples : l'amour de jeunesse entre Fermina Daza et Florentino Ariza, interrompu puis retrouvé des décennies plus tard, et une romance entre amants âgés inspirée d'un fait réel. Les amants trouvent l'amour dans leur « âge d'or », passé soixante-dix ans, alors que la mort rôde tout autour d'eux — un renversement du roman d'amour classique, qui déplace la passion vers la fin d'une vie plutôt que son commencement.

Réception § 03

Accueilli comme l'un des grands romans d'amour de la littérature du XXe siècle, salué pour sa forme plus accessible que les romans précédents de García Márquez sans rien perdre de la profondeur de son écriture.

Pourquoi il compte encore § 04

Le livre déplace un poncif du roman d'amour — la passion réservée à la jeunesse — vers la vieillesse, sans ironie ni misérabilisme. C'est aussi le roman où García Márquez montre le plus directement comment sa propre histoire familiale nourrit sa fiction, sans jamais s'y confondre entièrement.