La pièce suit le duc de Reichstadt, fils de Napoléon élevé à la cour de Vienne sous la surveillance constante des agents de Metternich, dont le rêve de reconquérir l'héritage impérial de son père se heurte inexorablement à sa propre fragilité physique et à l'hostilité de son entourage. Rostand y déploie sa versification éblouissante au service d'une tragédie historique intime, l'écart entre la grandeur du nom paterne et la faiblesse réelle du jeune héritier constituant le ressort dramatique central de l'œuvre.
La pièce connaît un succès international qui consolide la réputation de Rostand, sans toutefois égaler l'enthousiasme suscité par Cyrano de Bergerac, un an avant son élection à l'Académie française en 1901.
La pièce demeure la seconde œuvre la plus durablement associée au nom de Rostand, sa tragédie du fils de Napoléon continuant d'être étudiée comme l'une des grandes réussites du théâtre historique en vers du tournant du XXe siècle.