La pièce met en scène la vie quotidienne des captifs chrétiens dans les geôles algéroises, leurs espoirs de rachat ou d'évasion, et les rapports complexes qu'ils entretiennent avec leurs geôliers. Cervantès y puise directement dans ses propres souvenirs de captivité, une matière qu'il réutilisera aussi dans le Récit du Captif, inséré plus tard dans la première partie de Don Quichotte.
Moins jouée aujourd'hui que Don Quichotte n'est lu, la pièce reste néanmoins une source précieuse pour comprendre l'expérience de la captivité chrétienne à Alger au XVIe siècle, et pour éclairer la genèse biographique de l'œuvre de Cervantès.
Le texte permet de mesurer combien l'expérience de la captivité a façonné toute l'œuvre de Cervantès, bien au-delà de cette seule pièce — jusque dans Don Quichotte lui-même, où l'épisode du Récit du Captif reprend directement cette matière autobiographique.