Prospéro, duc de Milan déchu et exilé sur une île avec sa fille Miranda, use de ses pouvoirs magiques pour provoquer une tempête et faire échouer sur l'île ceux qui l'ont trahi. Plutôt que la vengeance, la pièce évolue vers le pardon et la réconciliation, avant que Prospéro ne renonce lui-même à sa magie dans un discours d'adieu souvent lu comme celui de Shakespeare renonçant à son art.
Classée parmi les romances de Shakespeare, la pièce est considérée comme l'une de ses œuvres les plus riches sur le plan symbolique, régulièrement interprétée comme une réflexion du dramaturge sur son propre pouvoir de création.
Peu de dramaturges ont laissé une dernière œuvre aussi explicitement construite comme un adieu — la pièce continue de fasciner précisément parce qu'elle semble mettre en scène la propre sortie de Shakespeare de la vie théâtrale qu'il a dominée pendant deux décennies.