Le roman prend la forme d'un long mémoire adressé par Suzanne Simonin, jeune femme contrainte d'entrer au couvent contre son gré, au marquis dont elle sollicite l'aide pour échapper à des vœux qu'elle n'a jamais désirés. À travers son récit à la première personne, elle décrit les humiliations et les persécutions subies dans plusieurs couvents successifs, dans une prose d'une sobriété qui rend d'autant plus insoutenable la description de son calvaire.
Le roman s'impose après sa publication posthume comme l'un des réquisitoires les plus efficaces jamais écrits contre l'enfermement conventuel forcé, sa dénonciation de l'arbitraire religieux et familial trouvant un écho particulier dans les débats du siècle suivant sur la liberté individuelle.
Le roman demeure une lecture marquante sur le droit de chacun à disposer de lui-même face à l'autorité familiale et religieuse, sa dénonciation de l'enfermement forcé continuant de résonner bien au-delà du contexte conventuel qui lui a donné naissance.