Le récit met en scène Mademoiselle de Chartres puis Mademoiselle de Mézières, belle et vertueuse, qui attire immédiatement les regards du duc de Guise avant d'être mariée au prince de Montpensier, ses amours contrariées se déployant dans le contexte tourmenté des guerres de Religion. L'œuvre est d'inspiration à la fois classique et précieuse, l'approche de l'amour qu'elle propose, pessimiste, étant typiquement précieuse : l'amour y est vu comme destructeur, violent, perturbateur et dangereux, une conception que Madame de La Fayette développera plus largement dans La Princesse de Clèves.
La nouvelle installe dès sa parution la réputation naissante de Madame de La Fayette comme auteure capable d'allier reconstitution historique fidèle et analyse fine des sentiments, une combinaison qui préfigure directement le succès à venir de La Princesse de Clèves.
La nouvelle demeure une référence pour comprendre la genèse du roman psychologique moderne, sa fusion de l'histoire de France et de l'analyse des sentiments continuant d'être étudiée comme l'acte de naissance véritable de la manière de Madame de La Fayette.