Le récit suit Germain, jeune veuf de vingt-huit ans, que son beau-père envoie demander en mariage une riche veuve vivant à une demi-journée de cheval, un voyage au cours duquel une nuit passée près d'une mare légendaire, en compagnie d'une jeune bergère nommée Marie, bouleverse ses plans initiaux. Dans une prose limpide et généreuse, Sand y célèbre la beauté de la nature berrichonne, le travail de la terre et la bonté essentielle des paysans simples, quelles que soient les difficultés que leur impose leur condition, dans un hymme à la fois rousseauiste et profondément personnel.
Le roman rencontre un succès immédiat et durable, tranchant nettement avec l'engagement politique le plus intense de Sand pour offrir un tableau lumineux de la vie rurale, un contraste que la critique considère depuis comme donnant naissance à certaines de ses œuvres les plus belles et les plus authentiques.
Le roman demeure le plus lu et le plus étudié des romans champêtres de Sand, sa célébration de la nature et de la vie paysanne continuant d'incarner, plus que tout autre de ses textes, l'image d'une George Sand tournée vers la simplicité et l'authenticité de son Berry natal.