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ŒUVRE N° 1625 — ROMAN — FRANCE — 1999

Je m'en vais

1999 · Roman · Jean Echenoz
Un galeriste parisien part pour l'Arctique, sur la piste d'un trésor d'art inuit.
Pourquoi le lire — Ferrer, galeriste parisien, plaque tout, à commencer par sa vie conjugale. Il part dans le Grand Nord à la recherche d'un trésor d'art inuit, découvre l'épave d'un navire, puis revient à Paris, où les ennuis s'accumulent. Un roman d'aventure et de comédie sentimentale mené sur un ton léger, à la manière d'un film, qui a reçu le prix Goncourt en 1999.

Contexte d'écriture § 01

  • 1999 Le roman paraît aux Éditions de Minuit.
  • 3 novembre 1999 Il reçoit le prix Goncourt, attribué cinq jours plus tôt que prévu pour devancer les autres prix d'automne.
  • 1999 Le roman l'emporte dès le premier tour, par sept voix contre trois, devant Christophe Bataille (Vive l'enfer).
  • 1999 Le magazine Lire le désigne comme le meilleur livre de l'année.

Structure § 02

Le roman s'ouvre par une phrase qui en donne le ton : « Je m'en vais, dit Ferrer, je te quitte. Je te laisse tout mais je pars. » Il se déploie en plusieurs temps : Ferrer quitte sa vie parisienne, s'engage dans une expédition arctique avec Baumgartner pour retrouver des objets d'art inuit sur l'épave du Sivukaq, puis revient à Paris où il fait face au vol de ces pièces. Echenoz écrit sans guillemets, dans un ton oral qui crée une complicité avec le lecteur. Il présente son livre comme un « roman à double action » : l'histoire et la façon de la raconter comptent autant l'une que l'autre. Le récit se lit comme un polar, une comédie et un film.

Réception § 03

Je m'en vais reçoit le prix Goncourt 1999, dès le premier tour, par sept voix contre trois face à Vive l'enfer de Christophe Bataille, parmi quatorze romans retenus ; l'annonce, le 3 novembre, a été avancée par le jury. Le livre est désigné meilleur livre de l'année par Lire. Il fait connaître Echenoz à un public bien plus large que celui de ses romans précédents, sans que celui-ci renonce à son ironie.

Pourquoi il compte encore § 04

Je m'en vais est le roman qui a ouvert Echenoz au grand public sans faire de concession sur le style. Il prouve qu'on peut mêler l'aventure, l'humour et l'exigence de la phrase. On y trouve en outre un portrait du monde de l'art contemporain, vu avec distance. C'est sans doute le meilleur point d'entrée dans son œuvre, avant ses biographies romancées.