Le roman fait se confier, lors d'un week-end à la campagne, un homme vieillissant à sa belle-fille fraîchement abandonnée par son mari, lui révélant à cette occasion sa propre histoire d'amour passée avec une autre femme, passion qu'il a sacrifiée par conformisme et par peur, choix dont il porte depuis le regret silencieux. Cette confession intergénérationnelle, construite presque entièrement en dialogue dans un huis clos resserré, démontre dès ce premier roman la maîtrise de Gavalda pour une écriture dialoguée et une tendresse ironique qui caractériseront l'ensemble de son œuvre ultérieure.
Le roman confirme le succès de Gavalda après son premier recueil de nouvelles, consolidant sa place parmi les voix montantes du roman populaire français, avant une adaptation cinématographique en 2009 par Zabou Breitman avec Daniel Auteuil et Marie-Josée Croze.
Je l'aimais demeure l'un des romans les plus intimes de Gavalda, sa confession intergénérationnelle continuant d'illustrer sa maîtrise de l'écriture dialoguée et de la tendresse ironique qui caractérisent l'ensemble de son œuvre.