Le récit retrace l'enfance d'Angelou à Stamps, dans l'Arkansas ségrégationniste des années 1930, puis à Saint-Louis où, âgée de huit ans, elle est violée par le compagnon de sa mère, traumatisme qui la plonge dans un mutisme de près de cinq années durant lequel elle développe, par la mémorisation de grands textes littéraires, dont Shakespeare, une relation nouvelle et salvatrice au langage. Le titre, emprunté à un vers du poète afro-américain Paul Laurence Dunbar sur l'oiseau en cage qui chante malgré sa captivité, résume la tension centrale du livre entre l'oppression raciale et sexuelle subie et la résilience intérieure qui permet d'y survivre et de retrouver la parole.
Le livre rencontre un succès de librairie immédiat et massif, devenant un texte fondateur enseigné dans de nombreuses universités américaines, tout en suscitant une controverse persistante qui le place parmi les ouvrages les plus censurés dans les écoles américaines en raison de sa franchise sur le viol et la sexualité.
I Know Why the Caged Bird Sings demeure l'un des textes fondateurs de la littérature autobiographique afro-américaine du XXe siècle, sa franchise pionnière sur le traumatisme et la résilience continuant d'ouvrir la voie à des générations ultérieures d'écrivaines noires américaines.