L'ouvrage retrace dans une prose ample et généreuse le parcours de Sand depuis son enfance à Nohant, élevée par sa grand-mère après la mort accidentelle de son père, jusqu'à son mariage malheureux, sa décision de vivre indépendante à Paris et la publication de ses premiers romans. Loin de se limiter à l'anecdote intime, le texte se déploie en une vaste réflexion sur son siècle, ses convictions politiques et esthétiques, et les nombreuses personnalités littéraires et artistiques qu'elle a côtoyées, offrant un témoignage précieux sur la vie culturelle française du XIXe siècle.
L'ouvrage suscite un intérêt renouvelé bien après sa parution, notamment lors des rééditions et études savantes qui se multiplient à partir de la fin du XXe siècle, les chercheurs redécouvrant dans ce texte un témoignage essentiel sur l'expérience d'une femme de lettres au XIXe siècle.
L'autobiographie demeure une source précieuse pour comprendre la trajectoire exceptionnelle de George Sand et son époque, sa réflexion sur la condition des femmes de lettres continuant d'éclairer la lecture de l'ensemble de son œuvre romanesque.