Le poème, inspiré de la figure biblique d'Hérodiade, médite sur la beauté froide, la virginité farouchement défendue et le refus du monde extérieur, la princesse biblique devenant chez Mallarmé une incarnation poétique de l'idéal inaccessible que le poète lui-même poursuit sans jamais l'atteindre. Mallarmé y déploie une écriture qui se lit comme un rêve, les mots choisis pour leur musicalité plutôt que pour leur sens, le poème comptant parmi les plus difficiles à traduire de tout son œuvre.
Le poème, resté inachevé toute la vie de Mallarmé, s'impose néanmoins comme l'une des œuvres les plus emblématiques de sa poétique du mystère et de la suggestion, sa forme même incomplète devenant un symbole de son ambition poétique la plus intransigeante.
Le poème demeure l'une des œuvres les plus révélatrices de la poétique de Mallarmé, son inachèvement même continuant d'être étudié comme l'expression la plus pure de sa conception du poème comme pure potentialité.