La tante du narrateur, sage-femme dévouée ayant mis au monde des générations d'enfants dans son village, devient sur ordre du Parti l'exécutrice zélée de la politique de l'enfant unique, contrainte de traquer et de faire avorter les femmes enceintes hors quota. Son destin, qui s'achève en farce tragique mêlant horreur et grotesque, est rapporté par son neveu, écrivain médiocre et témoin ambigu, dans un roman d'une facture audacieuse qui porte un regard singulier, entre adhésion et distance critique, sur l'une des politiques démographiques les plus controversées du XXe siècle.
Le roman remporte en 2011 le prix Mao Dun, plus haute récompense littéraire de Chine continentale, confirmant la place de Mo Yan au sommet de la littérature nationale l'année précédant son Nobel.
Le roman demeure l'une des rares œuvres de fiction chinoise à aborder frontalement les conséquences humaines de la politique de l'enfant unique, son mélange d'humour corrosif et de gravité morale continuant d'en faire une référence essentielle sur ce sujet sensible.