Félicité Cazenave, mère possessive et tyrannique, règne en maîtresse absolue sur l'existence de son fils Fernand, refusant farouchement de tolérer que l'épouse de celui-ci, Mathilde, prenne la moindre place véritable dans son cœur ou dans la maison familiale. Le roman développe avec une lucidité clinique les mécanismes destructeurs de cet amour maternel possessif, qui étouffe méthodiquement toute possibilité d'épanouissement conjugal, jusqu'à ce que la mort de l'un des personnages vienne bouleverser irrémédiablement l'équilibre morbide de cette emprise familiale.
Le roman rencontre un accueil favorable, sa peinture clinique et impitoyable de l'amour maternel possessif contribuant à installer la réputation naissante de Mauriac comme analyste implacable des passions destructrices au sein de la famille bourgeoise.
Le roman demeure une référence pour l'étude des dynamiques familiales toxiques dans la littérature française, sa peinture impitoyable de l'amour maternel possessif continuant d'être étudiée comme l'une des analyses les plus abouties de ce thème dans l'œuvre de Mauriac.