Le roman suit un narrateur chilien se lançant sur les traces de Carlos Wieder, poète d'avant-garde devenu pilote militaire et tueur en série sous la dictature de Pinochet, qui écrit des vers dans le ciel avec son avion tout en assassinant méthodiquement de jeunes femmes. Bolaño y déploie une réflexion glaçante sur la proximité trouble entre l'avant-garde esthétique et la barbarie politique, la figure du poète-assassin incarnant de façon extrême la complicité de certains milieux artistiques avec les crimes de la dictature.
Le roman s'impose comme l'un des textes les plus dérangeants et les plus originaux de Bolaño, sa figure du poète-assassin marquant durablement les lecteurs et la critique par l'audace de son propos et la froideur de son exécution.
Le roman demeure l'une des œuvres les plus singulières de Bolaño, sa réflexion sur les liens entre esthétique et barbarie continuant d'être étudiée comme l'une des grandes réussites de la littérature latino-américaine sur les dictatures du XXe siècle.