L'essai développe une théorie complète du dandysme comme attitude de vie et philosophie esthétique, célébrant l'idéal d'élégance et de distinction incarné par Brummell, et dépassant la simple question vestimentaire pour en faire une véritable posture existentielle face à un siècle bourgeois jugé médiocre. Cette réflexion précède de plusieurs années les développements que Baudelaire consacrera lui aussi au dandysme, faisant de Barbey d'Aurevilly l'un des tout premiers théoriciens français de cette attitude, qu'il incarne d'ailleurs lui-même dans sa propre existence de gentilhomme d'autrefois.
L'essai rencontre un franc succès dès sa publication, une reconnaissance qui contraste avec l'indifférence ayant accueilli les publications précédentes de Barbey d'Aurevilly et qui installe durablement sa réputation de théoricien et d'incarnation vivante du dandysme dans le Paris littéraire de son temps.
L'essai demeure une référence fondatrice pour comprendre le dandysme comme phénomène littéraire et culturel du XIXe siècle français, sa préséance chronologique sur les écrits de Baudelaire sur le même sujet continuant d'être soulignée par les historiens de cette esthétique de la distinction.