Le texte se divise en deux livres, le premier défendant la langue française contre ceux qui la jugent incapable d'atteindre la dignité littéraire du grec et du latin, le second appelant les poètes français à s'illustrer en imitant non seulement les auteurs antiques mais aussi les modèles contemporains italiens, Pétrarque et l'Arioste en tête. Du Bellay y milite pour une transformation profonde de la langue française, par l'enrichissement du vocabulaire, la création de mots nouveaux et l'adoption de formes poétiques nouvelles comme le sonnet, dans l'objectif de créer des chefs-d'œuvre en français aussi accomplis que ceux des Anciens.
Le manifeste s'impose immédiatement comme le texte théorique fondateur de la Pléiade, dont l'influence s'étend bien au-delà du seul cercle des poètes qui la composent, participant à établir durablement le français comme langue officielle et illustre de la création littéraire.
Le manifeste demeure un texte fondateur pour l'histoire de la langue française et de sa légitimation littéraire, sa défense de la capacité du français à rivaliser avec les langues antiques continuant d'être étudiée comme l'un des actes de naissance de la littérature française moderne.