Le recueil rassemble des poèmes qui expérimentent librement les nouvelles techniques verbales issues du surréalisme naissant, exploitant l'association libre d'images et la libre expression des processus de pensée pour dépasser les conventions de la poésie traditionnelle. Éluard y développe une écriture d'une grande intensité émotionnelle, où l'image poétique surgit souvent de rapprochements inattendus entre des réalités éloignées, préfigurant tout le travail formel qui caractérisera le reste de son œuvre surréaliste.
Le recueil établit définitivement la réputation d'Éluard comme l'un des poètes majeurs du mouvement surréaliste, son influence se prolongeant bien au-delà de la seule sphère littéraire, jusqu'à inspirer le réalisateur Jean-Luc Godard dans son film Alphaville en 1965.
Le recueil demeure un texte fondateur de la poésie surréaliste française, sa capacité à conjuguer expérimentation formelle et intensité émotionnelle continuant d'être étudiée comme un modèle de l'écriture surréaliste à son apogée.