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ŒUVRE N° 0440 — POÉSIE — FRANCE — 1926

Capitale de la douleur

1926 · Recueil de poésie · Paul Éluard
Le recueil qui établit sa réputation, fondateur de son écriture surréaliste.
Pourquoi le lire — Le meilleur point d'entrée dans Éluard : un recueil fondateur qui expérimente librement les nouvelles techniques verbales du surréalisme naissant, entre exploration du rêve et libre expression du processus de pensée.

Contexte d'écriture § 01

  • 1926 Éluard publie ce recueil, la même année où il rejoint le Parti communiste français avec ses amis surréalistes.
  • Une expérimentation surréaliste Le recueil met en œuvre les expérimentations verbales et les théories sur le rapport entre rêve et réalité alors développées collectivement par le mouvement surréaliste.

Structure § 02

Le recueil rassemble des poèmes qui expérimentent librement les nouvelles techniques verbales issues du surréalisme naissant, exploitant l'association libre d'images et la libre expression des processus de pensée pour dépasser les conventions de la poésie traditionnelle. Éluard y développe une écriture d'une grande intensité émotionnelle, où l'image poétique surgit souvent de rapprochements inattendus entre des réalités éloignées, préfigurant tout le travail formel qui caractérisera le reste de son œuvre surréaliste.

Réception § 03

Le recueil établit définitivement la réputation d'Éluard comme l'un des poètes majeurs du mouvement surréaliste, son influence se prolongeant bien au-delà de la seule sphère littéraire, jusqu'à inspirer le réalisateur Jean-Luc Godard dans son film Alphaville en 1965.

Pourquoi il compte encore § 04

Le recueil demeure un texte fondateur de la poésie surréaliste française, sa capacité à conjuguer expérimentation formelle et intensité émotionnelle continuant d'être étudiée comme un modèle de l'écriture surréaliste à son apogée.