Le poème déploie, à travers une langue en versets d'une ampleur épique renouvelée, une vaste méditation sur la mer, son mouvement perpétuel et son immensité insondable devenant l'image même de l'intemporalité fondamentale de la condition humaine face au temps et à l'histoire. Perse y retrouve, après les années d'exil américain, l'inspiration cosmique et visionnaire qui avait déjà marqué Anabase, tout en y ajoutant une dimension méditative nouvelle, nourrie par l'expérience du retour et de la réconciliation avec sa terre natale.
Le poème est salué comme l'un des sommets de la maturité poétique de Perse, sa publication marquant symboliquement son retour définitif sur la scène littéraire française après les longues années de son exil américain.
Le poème demeure l'une des grandes œuvres de la maturité de Perse, sa méditation sur la mer et l'intemporalité de la condition humaine continuant d'être étudiée comme l'aboutissement le plus ample de sa vision cosmique et visionnaire de la poésie.